Une approche théorique rationnelle et scientifique

L’approche Sésame est rationnelle, scientifique et corporelle. Le corps se suffit à lui-même pour mobiliser sa résilience. Preuve en est la digestion ou la cicatrisation. Preuve en est également que certains des chocs ou blessures physiques ou psychiques que nous avons subis ne nous ont pas traumatisés. Nos proches peuvent en être plus traumatisés que nous-mêmes. Il ne nous reste pratiquement pas de cicatrices de la varicelle, des piqûres de roses ou de moustiques, de la plupart de nos chutes ou bosses. Nous avons oublié la plupart de nos chagrins ou tristesses ou ils nous attendrissent aujourd’hui.

La résolution émotionnelle fait appel à la résilience. Elle est orientée pour aller vers les sens et les sensations au lieu de laisser le mental garder la main. Ainsi, passant par le corps, les perceptions et les sensations, elle atteint et mobilise les compétences du corps, en particulier la résilience.

C’est pourquoi il est inutile, voire nuisible, de lui adjoindre d’autres approches. Mieux vaut ne pas l’associer à des soins empathiques qui mobilisent l’affectif et l’émotionnel et ferment ainsi l’accès au corps. Les soins hypnotiques travaillent eux aussi directement avec le mental. Et les soins dits énergétiques, comme leur nom l’indiquent, font appel à des énergies et non pas aux processus innés dont est doté le corps et qui suffisent à la guérison. L’approche Sésame s’éclaire de références et de confrontations avec les sciences et leur évolution, en particulier les neurosciences et les progrès de compréhension du fonctionnement humain.

Notre corps sait nous guérir de nos inconforts émotionnels

La résolution émotionnelle est l’inverse de la gestion des émotions, ce qu’on appelle le coping ou toutes les techniques que nous avons trouvées pour faire face, ou faire avec, calmer, mettre à distance, faute de mieux.

Notre corps sait guérir nos émotions comme il sait guérir nos blessures physiques : il est résilient, nous sommes résilients.

Les chercheurs en psychologie et en neurosciences comme entre autres Bessel van der Kolkou  Peter Levine, Arthur Janov avant eux, ou encore Wilhelm Reich psychanalyste tout proche de Freud au début du siècle dernier, ont beaucoup apporté avec la découverte des mécanismes du stress post-traumatique et du rôle central du corps et de ses sensations dans les processus de guérison.

Ils ont compris que le stress ne peut pas se guérir par des thérapies de la parole seule. Car le stress lié au traumatisme s’est inscrit dans la tête. Mais il a d’abord été vécu par le corps, aux niveaux des perceptions par les 5 sens, et au niveau physique et physiologique.

Pour aller plus loin

Les praticiens-chercheurs en psychologie et psychiatrie savent aujourd’hui que la guérison ne viendra qu’avec et par le corps, en lui. C’est pourquoi la méditation pleine conscience proposée par Yon Kabbat Zinn, ou Christophe André en France, a tant de succès. Elle nous invite à nous intéresser tout simplement à notre respiration. Ainsi, elle nous conduit à aller dans nos sensations corporelles. C’est un premier pas vers la résilience.

Sésame, la procédure de résolution émotionnelle, va plus résolument et plus précisément mobiliser la résilience. Elle invite le corps à “prendre la main”, à œuvrer à sa manière, en mobilisant ses compétences pour trier ce qui est utile aujourd’hui et ce qui ne l’est pas. Ce processus a lieu hors de notre conscience, hors surtout de notre contrôle.

Les liens sont nombreux entre la résolution émotionnelle et la mythologie, les contes pour enfants, les religions et les récits que l’être humain construit sur son histoire.

Écoutons par exemple François Roustang, psychanalyste, hypnothérapeute, et religieux.